Le compositing au service de l'art | Audacioza Studio
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Le compositing au service de l’art

Quand Adobe, célèbre entreprise d’édition de logiciels graphiques, cherche à promouvoir l’efficacité de ses logiciels, elle le fait avec l’art et la manière. Cette fois ci, c’est en faisant appel à 4 artistes autour du projet « Adobe Stock – Lost Masterpiece ». Chargés de recréer des oeuvres historiques disparues, volées ou détériorées à partir d’Adobe Stock (banque d’images) et Adobe Photoshop que la magie opérera.

  1. Ankur Patar, « Le Christ dans la tempête sur la mer de Galilée » :

Cette première oeuvre, date de 1633, elle représente un passage iconique du Nouveau Testament, « La Tempête apaisée ». Peinte par Rembrandt, artiste issu de l’École hollandaise et spécialisé dans la peinture baroque elle fut exposée au musée Isabella Stewart Gardner de Boston. L’oeuvre ainsi que 12 autres tableaux ont été dérobé le 18 mars 1990, une récompense de 5 millions de dollars lui est aujourd’hui encore attribuée pour quiconque la retrouvera.

Cadre nu du tableau dérobé au musée de Boston :

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La tâche de reconstitution de cette oeuvre a donc été confiée à Ankur Patar. En ne manipulant uniquement des photos issues de la banque image Adobe Stock et en faisant preuve d’une véritable dextérité sur leur machine, le résultat est particulièrement réaliste. C’est donc dans un timelapse d’1 minute que des jours de travail sont concentrés pour le plaisir de nos yeux :

2. Mike Campau, « Cathedral Towering over a Town » :

Réalisée en 1815 puis détruite par le feu en 1931, cette peinture est l’oeuvre de Karl Friedrich Schinkel’s, célèbre architecte prussien du XIXème. Auteur de nombreux bâtiments Berlinois comme le Konzerthaus et l’Altes Museum, il a su s’imposer comme l’un des artistes les plus représentatifs du néoclassisme Prusse.

Pour remettre à jour cette cathédrale, Adobe a fait appel aux talents de Mike Campau, directeur d’un studio graphique dans le Michigan. Une fois de plus, son soucis du détail offre une oeuvre se rapprochant de peu de l’originale.

 

 

3. Jean‐Charles Debroize, « Saint Matthieu et l’Ange »

Peint par Caravage aux alentours de 1602, cette oeuvre d’art fait suite à une demande du cardinal Matthieu Contarelli dans le but de décorer les murs de la Chapelle Contarelli de l’église Saint-Louis-des-Français de Rome. Il s’agit là de la première version qui fut refusée (car jugée trop sensuelle) mais toutefois conservée au musée Kaiser Friedrich de Berlin jusqu’à sa destruction lors d’un bombardement de la IIe Guerre Mondiale.

Tout l’art de la reconstitution a donc été produit par Jean-Charles Debroize (De qui nous apprécions particulièrement les compositions à la rédac’) Directeur Artistique de l’agence Kerozen de Rennes.

 

 

4. Karla Cordova, « La table blessée »

Oeuvre perdue en 1955, elle est le fruit du travail de Frida Kahlo, célèbre peintre mexicaine. Réalisée lors d’une rupture sentimentale, elle reflète le côté sombre et lugubre dans lequel s’était perdue l’artiste. La Table blessée représente « La Cène » de Leonard de Vinci, à la mexicaine. On y retrouve une « Frida » assimilée au Christ, entourée de ses apôtres mexicains lors de leurs dernier repas.

C’est ainsi que Karla Cordova nous permet de retrouver cette oeuvre en lui apportant une touche de fraicheur à l’aide d’une plume précise et d’un talent à revendre.

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